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«Il était si exalté qu’il ne s’endormit qu’au petit jour. Dans un flot de pensées son âme sombra en un rêve fantastique. Un fleuve bleu et profond scintillait à travers une verte plaine. Sur la surface unie, flottait une barque où Mathilde ramait, parée d’une couronne de fleurs. Elle chantait une romance naïve et fixait sur lui un regard plein d’une douceur mélancolique. Il se sentait oppressé sans savoir pourquoi. Le ciel était serein ; tranquille, l’onde où se reflétait le visage céleste. Soudain, la barque se mit à tournoyer sur elle-même. Il jeta un cri d’angoisse. Elle sourit et posa sa rame dans le fond du canot qui pourtant ne cessait de tourbillonner.» Commentaire d’Oriane (feutre rouge, écriture nerveuse) : pourquoi écrire puisque tout a déjà été écrit ? (Je suis venu trop tard… etc.). La littérature ne fait jamais rien d’autre que recycler un panier restreint de vieux sentiments, d’impressions déjà dites et vaguement adaptées. Tout livre nouveau n’est qu’un collage, un immense centon. Désespérant ou au contraire réjouissant ? Je me le demande sans cesse…
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